Êtes vous surveillés ?

Qui est susceptible d’être surveillé?

Tout citoyen au cœur même de sa vie privée, les petites entreprises jusqu’aux plus grandes industries en passant par des entités gouvernementales sont des cibles susceptibles d’être mises sur écoute ou surveillées.

L’espionnage n’est pas toujours réalisé à des fins malhonnêtes comme on le croit souvent. Il peut également servir dans la surveillance de cellules terroristes, pour arrêter un criminel ou dans un cadre plus privé, par exemple prendre en flagrant délit une assistante maternelle aux manières suspectes. Malheureusement, on connaît plus souvent l’espionnage dans sa version négative : vol de brevets, piratage de cartes bancaires, pillage de plans militaires…

Exemple de forme d’espionnage :

 L’espionnage entre pays

L’espionnage peut se passer au plus haut niveau de la sphère : gouvernement, ambassade, agent double, espion diplomatique, guerre froide.

L’espionnage légal

Les services de renseignement, la CIA, les policiers ou gendarmes utilisent des systèmes d’espionnage pour surveiller des cellules terroristes ou des criminels. Ces surveillances sont légalement autorisées et avalisées par le gouvernement.

L’espionnage industriel

C’est le secteur le plus développé car il touche des intérêts économiques et financiers importants. Les brevets pharmaceutiques, la recherche et le développement, la stratégie militaire soulèvent la convoitise féroce des concurrents.

La surveillance familiale, les cas d’infidélité, la gardienne ou femme de ménage, enfants…

La surveillance au sein des relations privées tend à se développer largement. Le but principal est de connaître la vérité dans le cas de suspicion avancée : conjoint infidèle, maltraitance d’enfants, vols de caisse…

Comment savoir si vous êtes mis sur écoute ou surveillé ? Voici quelques signes qui ne trompent pas et qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille : des interférences sur votre téléphone ou tout appareil électrique, une intrusion dans votre domicile sans vol apparent, des objets nouveaux sur votre bureau. Tout changement ou fait hors du commun doit attirer votre attention et susciter votre méfiance.

Les problèmes liés à la vidéosurveillance

Tous les dispositifs de surveillance n’ont pas pour but d’espionner ou d’observer des individus quelconques. Mais il y a beaucoup d’autres utilisations :

  • Connaître le nombre de clients qui fréquentent un établissement dans une journée et savoir si tous sont sortis du magasin (centre d’achats, grandes surfaces)
  • Prévenir tout acte criminel, comme le vol à la tire ou les détournements de caisse
  • Assurer la sécurité des enfants

Toutes ces intentions sont louables et ne sont pas illégales. C’est au niveau de la réglementation, et de son l’application, que les interprétations surgissent et peuvent poser problème.

Les analyses de ces cas seront établies au cas par cas en délimitant ce qui est légal ou non.

La loi canadienne

surveillance

Il faut un juste milieu entre vie privée et informations.

  • Quel type d’information a-t-on le droit de collecter?
  • Qu’est-ce qui est considéré comme étant de l’ordre du privé ?

Avant d’entreprendre une surveillance par vidéo, il vaut mieux consulter un professionnel connaissant toutes les lois à ce sujet.

Dans la plupart des cas, la vie privée est protégée par un grand nombre de lois, les éléments concernent la dignité de protection de la vie privée et les droits fondamentaux de la personne.

Une question redondante

Surveiller ses employés est-il un acte empiétant sur la vie privée de ceux-ci ?

Au Canada, ce débat a trouvé une réponse.

La surveillance par vidéo est autorisée si elle est fondée et mesurée.
De même, l’installation de caméras est autorisée, mais la loi pose des limites quant à leur utilisation.
Par exemple, on considère que surveiller des vidéos en continu est une mauvaise utilisation de la surveillance.
La recherche dans l’enregistrement de certains faits passés, comme un accident qui seraient survenu dans une entreprise est plus tolérée.

Dans tous les cas, au tribunal, la vidéo est une preuve recevable si la surveillance n’a pas été abusive et qu’elle était justifiée. Cela peut permettre à un patron de dénoncer tel ou tel acte commis par des employés. Il peut donc se protéger de ces actes délictueux.